On savait que l'OM n'avait pas le choix ce samedi soir : il fallait s'imposer face à Strasbourg pour pouvoir espérer accrocher le podium. Les Marseillais allaient d'ailleurs partir pied au plancher puisque dès la 5ème minute, Mamadou Niang trouvait une 1ère fois la faille dans la défense alsacienne. On pensait alors que ce match allait être une simple promenade de santé pour l'OM. Pourtant, on n'était pas au bout de nos peines...
Ainsi, sur leur 1ère occasion, les Strasbourgeois allaient égaliser... C'est Fanchone qui, parti à la limite du hors jeu, réussissait à tromper Mandanda. Tout était à refaire pour l'OM et même pire quelques minutes plus tard. Quasiment sur leur deuxième incursion, les hommes de Furlan doublaient la mise grâce au prometteur Gameiro. Le Vélodrome venait de subir un coup de froid terrible, la faute une fois de plus à une défense perméable.
Les Strasbourgeois n'en restèrent pas là puisqu'ils continuèrent de placer quelques contres dangereux tout au long de la 1ère mi-temps. Si Niang avait trouvé le poteau de Cassard lors de ces 45 premières minutes, il heurta également violemment le portier alsacien durant cette 1ère période. Un choc de tête qui fut fatal au deux joueurs et qui profita... à l'OM ! Malgré la sortie du meilleur buteur olympien, c'est bien celle de Cassard qui changea le cours de la partie...
En entrant pendant les arrêts de jeu, Puydebois connut en effet une fin de 1ère période agitée... D'abord, il provoqua un penalty sur Cissé qui transforma lui-même de manière un peu chanceuse la sentence : sa frappe fut en effet repoussée par le gardien alsacien mais le ballon lui revint immédiatement sur la tête ! Un coup de billard chanceux mais ô combien important. Mais cela n'était pas fini : une minute plus tard, après un cafouillage dans la défense strasbourgeoise, Grandin, qui venait juste de remplacer Niang, centra parfaitement pour Nasri qui trouait les filets d'une reprise de volée parfaite. En l'espace de 2 minutes, les "stars" du club venaient de relancer la course à la Ligue des Champions.
Du côté de Nancy, le scénario de la rencontre fut aussi incroyable : les Lorrains ouvrirent rapidement le score avant de se faire rejoindre avant la pause. Ils encaissèrent un 2ème but, égalisèrent pour finalement sombrer et perdre leur match capital (2-3). Et devinez qui a en quelque sorte sauvé l'OM ? Mika Pagis, auteur des deuxième et troisième buts rennais. L'essentiel pour l'OM était que Rennes accroche Nancy et les Rennais l'ont fait à merveille...
Avec un tel scénario dans l'autre rencontre importantissime de la soirée, l'OM n'avait plus qu'à assurer sa victoire. Mais pour cette équipe, il est autant idiot de l'écrire que de le penser. Tout au long de la saison, l'OM n'aura pas su gérer une seule rencontre. Pourquoi aurait-il du en être autrement pour cette dernière journée ? Preuve en est, à un peu moins de 20 minutes de la fin la rencontre, Strasbourg égalisait de nouveau. Un but qui aurait pu être catastrophique pour cet OM qui aura fini la saison sur les rotules. Mais à l'image d'un Cheyrou, Marseille n'aura pas lâché...
L'ancien capitaine auxerrois fut en effet une fois de plus énorme à la récupération et c'est en plus lui qui lança Cissé à la 77e. Seul devant Puydebois, on eut l'impression que l'action durait une éternité. Mais avec le sang froid qu'on lui connaît, Djibril parvenait à glisser le ballon sous le ventre du portier alsacien. 4-3 ! L'OM allait-il réussir son pari fou ? Grâce à une bonne entrée d'Akalé qui provoqua un nouveau penalty sur l'un de ses premiers ballons touchés, M'Bami avait la balle du soulagement au bout de sa chaussure. Mais il était écrit que tout le peuple marseillais devrait souffrir jusqu'à la fin, Puydebois arrêtant son second tir au but de la soirée... Quand le coup de sifflet final retentit enfin, ce fut une véritable délivrance tant cette saison fut dure sur le plan mental. Mais l'objectif fixé était atteint !
Cette 3ème place en poche, les dirigeants phocéens vont maintenant pouvoir s'atteler à bâtir l'équipe de la saison prochaine. Avec un atout de poids en plus, la Ligue des Champions. L'argent et l'attrait que représentent cette compétition peuvent aussi bien servir à faire venir de grosses pointures qu'à conserver celles qui sont déjà au club. Que feront ainsi Samir Nasri et Djibril Cissé ? Une chose est aujourd'hui certaine, s'ils venaient à partir, on n'oubliera pas leur dernière prestation au Vélodrome... en un mot : merci !

